La planification du projet a commencé en 1988 au moment de l'exécution de l'avant-projet sommaire de construction du nouveau siège social de la General Motors du Canada Limitée Limitée. Le terrain choisi était considéré comme écologiquement vulnérable, puisqu'il jouxtait Second Marsh et le parc provincial Darlington. Non seulement la Société a-t-elle constitué un groupe d'études, composé de conseillers et d'ingénieurs environnementalistes, mais elle a également demandé l'aide de plusieurs organisations environnementales non gouvernementales -- notamment aux Friends of Second Marsh -- aux phases de planification afin d'éviter de mettre en péril l'organisation biophysique des lieux. Tous les aspects de la structure et des pratiques d'utilisation des terres avoisinantes ont été abordés, y compris la gestion des eaux d'orage pour la direction du limon et des eaux de surface du marais.

La hauteur du bâtiment a été limitée afin que celui-ci ne perturbe pas le schème de vol des oiseaux migrateurs et l'éclairage est actionné électroniquement pendant les périodes de migration. La General Motors du Canada Limitée a travaillé en coopération avec ces groupes afin de s'assurer que la nature et l'environnement soient protégés et que l'amélioration soit continue.

La planification de la Réserve a fait partie intégrante des travaux généraux de conception du design du bâtiment et des aires de stationnement. La protection et l'amélioration des terres adjacentes étaient au centre du processus de planification. La bonne intendance des terres sur le plan environnemental par la General Motors était un objectif de premier ordre. Ce partenariat a débouché sur la conception d'un immeuble à bureaux exceptionnel, parfaitement intégré à son cadre naturel, et il constitue un bel exemple du travail de la collaboration qui peut exister entre une entreprise, le gouvernement et le public en matière de conservation et d'aménagement d'un milieu de vie.

La Réserve proprement dite occupe plus de la moitié de la parcelle initiale de 81 ha. L'objectif visé était l'aménagement, dans un milieu urbain, d'un habitat pour la faune et d'un couloir permanent pour les animaux et les humains en bordure du Lac Ontario. Elle sert en outre à protéger l'intégrité de la région faunique du Second marais et elle constitue un habitat et un lieu de migration pour de nombreuses espèces de plantes et d'animaux tout en permettant aux gens d'avoir accès aux berges pour des activités respectueuses des lieux.

Une fois terminés les travaux de construction du bâtiment, au début de 1990, les plans de création de nombreux îlots d'habitats, de couloirs de migration pour la faune et de zones boisées sont mis de l'avant conformément au Plan directeur d'aménagement des lieux. Des arbres sont plantés sur une grande partie des lieux, mais la majorité de la superficie demeure un pré destiné à la naturalisation. La plantation d'arbres et d'arbustes commence à l'automne 1990 et, sur une période de neuf ans, plus de 35 000 spécimens sont plantés. La grande majorité des arbres et des arbustes plantés sont des espèces indigènes, mais quelques espèces domestiquées sont également introduites. Le Plan directeur exigeait en outre la constitution d'un petit jardin botanique et d'une « classe vivante » comportant certaines espèces caroliniennes. Le choix des espèces s'est fondé sur la capacité de l'arbre ou de l'arbuste de constituer nourriture et abri pour les animaux et, dans certains cas, sur des critères esthétiques. Les employés et les ex-employés de la General Motors du Canada Limitée ainsi que leurs familles ont été invités à participer au processus de plantation afin de susciter un sentiment de fierté et d'appartenance à l'égard de l'endroit, et de sensibiliser la collectivité à ce milieu naturel. Par ailleurs, le grand public a été invité à participer, avec les Scouts du Canada et les Guides du Canada et, ensemble, ils ont jouer un rôle de premier plan dans la création de la couverture végétale de la Réserve. En outre, au cours des quatre premières années, des opérations massives de nettoyage ont été entreprises une fois par année afin de débarrasser la région des tonnes de détritus accumulés au cours d'années d'abandon et de négligence, avant l'acquisition des lieux par la General Motors du Canada Limitée Limitée. Les employés et le grand public ont également participé à la fabrication et à l'installation de cabanes à oiseaux et de mangeoires sur les lieux. Aucune estimation des coûts de ces activités n'a été effectuée, mais ils sont certainement très élevés puisque les bénévoles y ont consacré des milliers d'heures. Le produit fini est un réseau de 7 km de sentiers pédestres et de pistes cyclables, dont la piste tout à fait innovatrice conçue à l'intention des personnes ayant un handicap visuel. Les visiteurs qui empruntent ces pistes traversent une grande diversité d'habitats, des prés, des cariçaies, des régions boisées, des fourrés et arpentent les rives. Il est possible de se rendre aux étangs de récupération des eaux d'orage (étang des Cornouillers et étang Jim) en fauteuil roulant..

Ces étangs ne servent pas uniquement de filtres aux eaux de surface, mais également de nid de couvain pour les oiseaux aquatiques et de zones d'alimentation et de repos pour les oiseaux aquatiques migrateurs et les oiseaux de rivage, ainsi que d'habitats à de nombreux amphibiens. La réussite de l'aménagement d'une telle superficie riveraine, unique en son genre, prouve bien qu'humains et les animaux sauvages peuvent cohabiter dans un environnement urbain. Nos pistes débouchent sur les terrains adjacents et constituent donc une importante composante du Réseau riverain de pistes de la région du Grand Toronto.

La Réserve faunique de la baie McLaughlin est gérée par des professionnels. Les groupes d'étudiants trouvent qu'il s'agit d'un endroit intéressant à visiter en raison de la diversité de la faune et de la flore qui s'y trouvent et de la facilité d'accès à l'endroit. Plus récemment, les travaux de plantation d'espèces aquatiques émergentes et submergentes se sont mis en branle. Ces plantes serviront de nourriture et d'abri pour les animaux en plus de contribuer à purifier les eaux de ruissellement. La plantation de fougères et de fleurs sauvages est également en cours, et tout au long du processus de naturalisation de la Réserve, de nombreuses nouvelles espèces seront introduites.

Pour entretenir la réserve, nous coupons régulièrement l’herbe des allées et des sentiers et nous mettons de l’engrais. Par le passé, nous nous sommes servis, à plusieurs reprises, du glyphosate (qui n’est pas bioaccumulatif) pour détruire les mauvaises herbes. Nous avons utilisé cet herbicide avec parcimonie de manière à accroître les chances de survie des jeunes plants et des arbustes, que nous avons plantés. Désormais, plutôt que d’utiliser un herbicide, nous préférons nous servir d’un produit de gestion de la végétation, à action foliaire, appliqué après la levée et composé d’acides organiques contenus dans le vinaigre ou le jus de citron.

Si les usagers ont des questions ou des suggestions au sujet de l’entretien de la Réserve faunique de la Baie McLaughlin, leurs commentaires sont les bienvenus. C’est grâce à leurs commentaires que nous pourrons continuer à assurer la satisfaction de notre communauté à l’égard de la Réserve.

La General Motors du Canada Limitée est le fier commanditaire de la Réserve faunique de la baie McLaughlin.
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